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ID Card n° 257198634 0000000
Name : Mormegil an Rìan
First Name Vanà dis Indis
Age ****
Sex. Féminin
Race Humaine
Height-Weight ****
- Chapter one-
La pluie s’était propagée au plus profond de la nuit qui était tombée il y a quelques heures déjà. Les lumières s’éteignaient au fur et à mesure que l’intensité du vent augmentait. L’orage n’allait pas tarder à éclater et déjà, la colline semblait endormie. Seule, une petite maison aux lueurs pâles semblait vivre encore et pour cause. Cette étincelle blanche provenait d’une chambre située visiblement, à l’avant de la maison, sûrement proche de la cuisine. A première vue c’était une maison toute simple pied à terre constitué de quatre pièces, construite il y a quelques temps, peut être au siècle dernier. Certains allaient même jusqu’à dire qu’un Grand seigneur s’y était caché lors des affrontements contre les jedis et de sa guerre entreprise, pour laquelle il était même recherché.
En revanche, ce jour-là, une modeste famille, sembla t-il, avait pris possession de ce bâtiment aux milles rumeurs ne s’étant, malgré le temps écoulé, toujours pas dissipé. Un visage à la fenêtre, dont la vitre est parcouru par une multitude de petites gouttelettes scintillantes. Un visage pensif, celui d’une petite fille. Des traits fins et doux, remplie de nombreuses émotions. Son regard cadré sur le dehors, où la petite rue à elle seule remplie la cité, elle s’en détourne finalement. Aucun sourire, aucun signe de quelconque contentement, pour une petite fille, elle semblerait aux autres, différente. Elle pris place dans son lit, remontant la couverture de la maisonnée jusqu’à son cou. Elle s’assoit puis se penche vers le tabouret lui servant, pour le moment, de table de chevet. Elle prit une profonde inspiration pour souffler doucement sur la petite bougie parfumée de vanille qui emplissait la petite et sombre pièce d’une senteur plus qu’agréable, détendue.
Celle-ci, était constitué de son lit mené au mur et d’une petite commode, c’était ici les seuls meubles, mais cela lui suffisait amplement. Au mur quelques tableaux, souvent peints par elle ou son artiste aimé de tous, dont elle bénéficiait pour ses anniversaires. Une seule poupée en guise de jeu, elle s’amusait juste à l’habiller quelque fois, la plupart du temps, quand elle changeait les tableaux ou articles qu’elle s’amusait à découper dans quelques pages, de livres ou magazines, passant entre ses mains, allant parfois jusqu’à fouiller dans quelques boutiques. Mais ce soir-là, elle n’avait plus envie de bouger.
Quelque chose lui trottait dans la tête depuis quelques instants et c’est finalement ainsi qu’elle se coucha. Aussi, après avoir éteint la bougie, ayant peut être oublié de prononcer ses paroles dans une sorte de vœux qu’elle faisait chaque soir, pour les autres mais aussi pour elle et sa famille. Bien que ces temps-ci, le thème de la guerre était présent et que malgré son jeune âge, elle avait surpris quelque brin de conversation. Voila pourquoi elle s’intéressait aux choses dites à cet insu dans ces temps, parce que d’habitude, ce qui l’intéressait était les revues qui expliquaient diverses expériences en laboratoire des plus renommés. Elle ferme les yeux, n’ayant aucun sommeil. S’engouffrant encore plus dans sa chaude couverture, ses oreilles ne cessant d’être attentive aux bruits d’eau et de vent qui amplifiait au fur et à mesure, elle murmura pour elle, une sorte de pressentiment :
- Ils arrivent …
- Chapter two –
Au loin, une épaisse texture d’un noir pur commença lentement à monter vers le ciel devenu sombre aux suites du début de la tempête. L’engouffrement de la cité était tel qu’on ne put même distinguer un déchirement dans la nuit tombé. Un vaisseau de type AX-190 venait d’atterrir sur une piste désertée dans l’ancien coin politique et le cœur de la cité. Alors, comment ne pas le remarquer, surtout après quelques minutes où des cris percèrent d’un coup le silence installé dont tout le monde souffrait.Un réveil en sursaut, assise dans son lit, la petite fille ouvre les yeux. Des pas résonnèrent sur le perron de la porte. Invasion. C’est le mot qui vint directement à la bouche de la jeune fille. On en parlait depuis déjà un siècle et la rumeur s’était amplifiée il y a quelques semaines. Une revanche, était l’expression qui revenait à chaque fois sur toutes les bouches des siths de la cité. Un poing frappe sur la porte de bois. Elle ramène ses genoux contre elle et y enfouie sa tête. Des paroles s’élèvent de l’autre côté du mur. Aucun bruit d’arme seulement le ton de la voix qui augmentent.
Un cri strident interrompt toute discutions. Indis lève brutalement la tête. Cet appel de sa mère vint lui blesser le cœur. Elle sort rapidement de son lit, remettant son lit en place pour stimuler une chambre vide, puis se diriger vers la seule commode présente dans la pièce et vide le seul tiroir autrefois rempli de deux ou trois habits. Ayant rajusté le sac sur ses épaules, elle soulève de quelques centimètres le tapis de la chambre recouvrant une ouverture au niveau du parquet. L’espace est étroit mais suffira amplement au corps de la fille. A peine cachée dans l’espace clos, que des tirs de blaster se font entendre et bientôt des corps et cris se mêlent dans des fracas assourdissants. Au dehors, la fumée s’est divisée en épaisse couverture qui recouvre à présent l’ensemble de la cité. Les seules lumières sont les feux provoqués par réticences.
Il se prolongera tout au long de la nuit …
- Chapter three-
Le calme revint progressivement. Après les cris déchirants de la nuit et les fracas assourdissants de nombreux corps, seule une sombre lueur d’un jaune mêlé de noir formé par la pluie et le sang, laissaient un silence amère. Le souffle de la petite fille résonne encore entre quatre murs vides, souillés dans la nuit. La porte de bois claque sur le perron laissant un paysage autrefois animé, maintenant vide d’expression, de terres battus par des désirs assouvis de sentir des corps tombés sur la terre, dans la poussière de leur renommé vengeance.Les yeux bien ouverts, la petite fille étouffée par cette terrifiante odeur de silence, pousse d’une main, la planche de bois qui la retenait caché dans l’ombre de sa chambre. Ses deux mains serrées dans un petit sac, résonnent à présent, le pas de ses pieds nus de fillette. Elle passe son visage blanc derrière la porte la séparant du salon, ou la peur d’y entendre le murmure des cris de sa mère lui raviva l’esprit, n’ayant pas osé glisser son œil au travers de la serrure verrouillée. Une violente brise s’abattit sur son visage et devant elle gisaient deux corps sans vies. A peine la porte refermé, qu’un spectacle d’horreur s’offrit à elle dans une vision des plus macabres. La lueur de la nuit teintée de rouge prenait maintenant plus de poids face à tout cela. Le visage toujours vide d’expression, la petite fille sous ses pleurs silencieux, s’accroupis près de sa mère couchée devant la porte arrachée du mur et trouée de nombreuses balles de blaster. Ses yeux autrefois humides étaient maintenant incapables d’exprimer un quelconque sentiment. Et pourtant l’un d’eux s’empara de sa voix qui bientôt se vit remplacer par ses yeux. Une tristesse l’envahit et c’est ainsi qu’elle se coucha sur le corps inerte de sa mère les yeux grands ouverts comme dans une sorte d’effroi.
Au milieu des canons à l’orée du bois qui traverse la cité, des bruits métalliques apparaissent sensiblement aux oreilles de la petite fille. Ses mains serrées contre elle se referment encore plus, les ongles écorchant sa peau.
- Attrapez-là …
La petite fille se retourne. Cinq soldats l’entourent maintenant. A la vue de ceux-ci, elle ferme les yeux, se relève dans un bond pour lancer ses jambes dans une course éfrenée. Les soldats ayant réagis se mirent à sa poursuite, l’un donnant l’ordre aux autres de se séparer de chaque côté. L’écho de sa voix tel un appel de guerre parvient aux oreilles de la petite fille, la poussant à courir encore plus vite. Une branche au sol freine sa course et accentue sa chute. Les mains à plats sur l’herbe l’incitent à rouvrir les yeux, mais elle recule encore une fois. La colline lui faisant face rassemblent des milliers de cadavres et une longue chevelure qu’elle croyait être une douce herbe la laissa en arrière, un moment interdite. Sa respiration s’accélère.
- Elle est là …
Cette voix la sort de ses pensées. Elle se retourne vers eux. Ils sont tout proches. Ils la rattrapent. Ses yeux captent leur allure et bientôt elle sent une obscurité la rattraper. Jamais elle n’aurait autant couru si la veille, elle n’aurait pressentit la nuit se prolonger. Un rêve devenu réalité face aux mensonges et discutions des adultes maintenant, payant pour leurs fautes. Elle leur en veut ; Oui elle leur en veut. Ils auraient dû la prévenir.Un souffle chaud apparaît dans son cou et la petite fille tombe sur les mains. Un des soldats bien imposant se présente tel un meurtrier mais elle n’entend rien. Son rire devient cruel et ses yeux s’illuminent dans les pénombres de la nuit. Sans l’écouter, une montée d’adrénaline la pousse à s’enfuir de nouveau. Un liquide au parfum salé perle encore sur la longue chevelure de la femme.
Au loin les fumées montent de plus en plus haut dans le ciel déjà bas pour l’aube, et ses yeux fixent le point haut de la colline. Elle se force pour ne pas poser son regard sur les nombreux cadavres gisants sur le sol ou entassés comme des débris que les maisons brûlées ont provoqués. Plus aucun bruit ne la pourchasse mais elle n’ose pas se retourner et continue de courir, sa robe de nuit blanche maintenant tachée de terre mêlée de sang. Son rythme cardiaque diminue et bientôt elle avance doucement, un pas après l’autre. Une lueur d’espoir l’accompagne. Là, tout près, le bourg du village semble animé. Puis un son la réveille, elle se précipite à sa rencontre. Elle déboule dans les petites galeries étroites avant de tomber sur l’immeuble du conseil. Son regard porté en son sommet, un feu éclate en tout sens et les planches de bois dégringolent les une après les autres. Tout autour, c’est le vide. Il n’y a plus rien. Le cœur autrefois rempli d’actions était maintenant complètement à nu. Seul la couleur Jaune orangée des flammes qui crépitent encore parmi les ténèbres.
La cité est détruite. Une main portée à sa bouche, la petite fille respire encore difficilement
- Elle est là, Capturez là …
[To be continued]
Last edited by Indis on Wed 22 Aug - 20:35; edited 11 times in total
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