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La jeune femme avait effectués quelques pas en avant, demeurant son crâne dissimulé contre sa poitrine en un geste protecteur, et non fièrement exhibé face à elle comme elle se plaisait souvent à déambuler ainsi. Choquée encore de toute cette masse grouillante qui, vibrante de peur et alarmée de crainte c’était précipitée vers elle, son regard d’un bleu transparent traduisait plus que jamais la vétusté de la solidité psychique de Kathleenne, perdu, elle chantonnait toujours cet air mortuaire et rigide, maintenant devenu glacé tant les intonations faisaient penser à un glas prochain et sévère, donnant à cette mélopée des allures d’ultime jugement. Alambiquée, sa stature se redressait avec une douce grâce, ses os se remettant doucement dans une position beaucoup plus naturelle, elle qui était restée pendant presque dix minutes prostrée dans une position foetale afin de ne subir que peu de préjudices physiques; ses derniers d'ailleurs, se réduisant à une éraflure sanguinolente au niveau du coude droit, et quelques hématomes sur l'ensemble de ses membres postérieurs et le long de son dos qui avait percuté le sol.
Maintenant proche corporellement de Eivind, quelques mètres à peine et encore, chaque détails de la scène pouvaient lui apparaîtrent claires et précis, lui provocant une horreur frissonnante et angoissée. Sa main droite s'enserra de façon plus précise sur l'ossuaire gradé en protection, alors qu'elle se reculait, son autre main apposée contre a bouche, qu'elle tentait mentalement mais sans grand succès de tenir coit par le peu de volonté qu'elle sentait renaître sous les cendres de sa ce qui fut sa conscience. Ses talons butèrent contre un mur attenant à la scène, lui agréant une vue privilégière semblant la plonger dans un effroi palpable. Son corps se contractait, presque à se convulser chaque fois que la canne s'abattait sur la tête du malheureux, mais ... le regard habituellement si détaché de toutes choses matérielles de ce monde, même, de toutes les personnes pouvant le tapir laissaient la jeune femme parfaitement neutre, voir même placide, se muait à cette instant en un tréfonds de sentiments contradictoires, laissant simplement paraître un désarroi primaire, à la limite de l'animal tant l'inquiétude de son corps la faisait se plier comme un roseau inflexible. Des images revinrent lentement à son esprit, floppée de souvenirs contrariants et horrifiants, laissant son corps s’enrouler doucement contre les restes matériels de ce qui fut un jour son père.
Impuissante, et n’ayant certes pas l’envie de contrarier l’homme qu’elle aimait, elle l’observait répandre le mal de cet air implacable qu’elle avait déjà entraperçut plusieurs fois sur son beau visage effilé, mais cette fois ce fut comme si on tentait de lui extirper quelque chose qui longtemps avait été enfouit, un temps si long qu’elle ne pouvait pas même tenter de discerner ce que cela pouvait bien être, n’ayant pas non plus assez de stabilité mentale assez élevée pour associer et dissocier des informations qu’elle n’était plus apte à comprendre, seul l’appréhension empoignant son cœur à chaque pas que fit l’homme pour la rejoindre lui indiquait la nature profonde de son agitation et ce, même étroitement mêlée d’admiration et aussi d’un amour sans mesure.
Un frisson lui parcouru l'échine, faisant se dresser le duvet de sa peau le long de sa colonne vertébrale. La "douce" caresse de l'homme l'affligeant autant que les dures paroles qu'il lui adressait ... loin de le contredire, elle abaissa sa tête vers le sol, ses longs cheveux suivant le mouvement, elle fut vite englobée d'un rideau de soie aux teintes corbeaux, associées au reste de sa tenue, le tout ayant l'air d'un linceul mortuaire, apposé sur une femme à la carnation diaphane, laissant la lumière opalescente faire tomber cru, donnant un aspect légèrement phosphorescent à l'ensemble déjà éthéré que formait Kathleenne ... Kathee maintenant gênée qui détournait le regard de ce homme qu'elle devinait si puissant physiquement et moralement, sachant parfaitement qu'il pourrait la casser sans autre forme de procès, cela avait déjà été et ... une nouvelle fois son corps fut secouée d'une vague crainte.
Elle conserva quelques minutes le silence, respirant profondément tout en s'acculant elle-même contre le mur, dissimulant au vu de quiconque son faciès outre tombe, des intonations basses, légèrement craintives, dans lesquelles un tourment évident ressortait en même temps qu’une difficulté dialectique, formant ses mots en les cherchant un moment, peu fluide et hachée, sa réponse n’en apparue que peu claire dans le début.
« Pardonnes-moi … Je … Je … Je te jure que je ne voulais pas venir ... je { Non Père ne te mêle pas de ça je te prie ... } il ... non je ne voulais rien voir de tout ça bien sur je ... »
Ses sourcils se haussèrent en tiquant légèrement à la fois d'anxiété mais aussi d'accalmie, sérénité et malaise se mélangeant avec délice au simple contact des doigts de Eivind contre le lobe de son oreille. Sa respiration se faisant plus courte, ses réceptacles se mi-clorent quelques centièmes de secondes, simplement afin de savourer ce moment hors réalité qui lui permit aussi de se sortir d'un supplice moral trop profond pour elle, la poussant à l'extrême de sa folie. Toujours plus poussée, elle s'était sentit comme empêchée de respirer, l'imposance de son amant la contraignant plus qu'il l'aurait lui-même espérer. La peur de lui déplaire en tout point, de le dégoûter éternellement, et même de le perdre l'asservissant un peu plus chaque fois qu'il en voulait, tout les fois ou il la brimait. Enchaînée, elle se sentait pourtant vivre tout ses moments ou il lui procurait ne serait-ce qu'un geste la rassérénant, lui appartenant, car bien qu'elle ne put ne serait-ce que même se douter qu'il avait eu l'intention de lui faire mal, seule la si désuète agonie satisfaite d'un mouvement tendre à son égard lui permettait de se rattacher affectueusement à lui, se liant à lui avec beaucoup plus d'emprises amoureuses et mentales que toutes les chaînes physiques possible.
Elle se redressa quelque peu, osant une oeillade à l'iris vacillante vers le visage aimé auquel ele montra une pafaite figure d'affliction et de repentir, se sachant à l'avance coupable,et attendant ave une ataraxie assurée ce qu'il déciderait de lui infliger. Sa main reprit possession en son creux de la cavité crânienne qu'elle brandit face à ell, reprenant un style de conversation allant du crâne à Eivind, éthérée et emphatique par moment, comme si de nouveau le monde des morts et des songes, l'avaient aspirée en leurs seins, pour reprendre cette enfant de l'impalpable parmi eux, protecteurs, sont manque de cohérence avec le commun des mortels lui garantissaient l'annihilation de la peur bien rare qu'elle venait d'éprouver, lui redonnant une sorte d'assurance soumise et aimante, un peu évasive de par son caractère différent.
« { Oui mon papa, je vais expliquer je ... } Des "hommes" sont venus à la maison ... trois mais ... pas des humains des ... { non je ne crois pas que c'était des dark ... ce n'est ... } père pense que c'était des "dark" ils ... ils m'ont demandé quelque chose mais je ... { Oui mais je ne sais pas ce que c'est un nagai moi mon papa ... J ne peux pas dire ça à Eivind si je ne suis pas sûre, laisse-moi parler .... } je n'ai pas comprit et ... ils ont tué les gardes, tous et ... Seul Ethan étit encore vivant, il m'a poussée dans le souterrain et m'a dit de te ... { oui il manquait la lumière mais ce n'est pas important ... oui mais non Père ! J'y ai vu, on est sortit } Ils ont essayé de me tuer avec des ... euh ... des choses qui tiraient du feu ... Andris qu'ils m'ont dit en entrant dans la maison ... mais ... je leur ai dit que personne ne se nommait comme ça chez nous ... c'est qui "Andris" Eivind ? ... et ils ont commencé à crier en une langue étrange et ont ... ils ont tués autour un m'a saisit mais j'ai ... on m'a libérée deux secondes après ... je ne comprenait pas, on me ballottait en criant "emmener madame là-bas ! Vite ! Vite ! »
La conversation de la jeune femme se transposait à la fois pour son époux, mais aussi pour le crâne qu'elle ne manquait pas d'observer avec un regard plein d'une condescendance étrange, le câlinant du bout de ses phalanges. Elle avait en même temps évoquer ses activités sans s'emporter, débitant lentement les diverses choses dont elle se souvenait, la sensation de cette agression étant déjà à des années lumières d'elle, de ce qui pouvait l'atteindre : face à l'homme, elle se sentait parfaitement protégée ... même si elle devait subir quoique ce fut, si c'était de sa main à lui elle n'opposerait aucune résistance.
Se tournant face à ce dernier, elle demanda de façon contrite, espérant du plus profond de son coeur qu'elle ne l'avait pas trop déçu, plongeant franchement son regard dans celui de son homme, l'air malheureux et miséreux.
« Tu m’avais dit de venir en cas d’extrême urgence seulement … Père a dit que …. Je … ais-je mal fait ? Je suis désolée, que puis-je faire pour me faire pardonner je … { non tais-toi … je peux parler sans toi maintenant ! Tu ne peux donc jamais me finir parler … ? Non je ne veux pas ! } Je suis désolée Eivind … »
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